Nicolas Cocaign, appelé le cannibale de la prison de la Rouen, est accusé de tentative de viol.
Dominique LetellierLe verdict vient de tomber. Nicolas Cocaign a été condamné par les assises de Seine-Maritime à 10 ans de réclusion pour une tentative de viol sous la menace d'une arme. L'avocat général avait requis de 12 à 15 ans de prison.
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Nicolas Cocaign a déjà été condamné en juin 2010 à 30 ans de prison pour le meurtre d'un co-détenu, accompagné d'actes de torture, plus précisément de cannibalisme. Les deux peines sont donc confondues.
Lors de la deuxième journée d'audience, Nicolas Cocaign a fini par reconnaître les faits qui remontent à 2006. La victime s'est également exprimée. Elle a alors raconté la violence de cette nuit où Nicolas Cocaign lui aurait demandé un acte sexuel sous la menace d'une arme. Puis les experts se sont succédés à la barre.
Le point sur ces journées d'audience vaec Raphaël Deh et Bruno Belamri.

Une promenade nocturne et mystique qui dégénère
Cette seconde affaire avait été brièvement évoquée lors du premier procès d'assises. Nicolas Cocaign avait alors déclaré "je nie farouchement". Mais pendant l'audience il a reconnu les faits.
La victime est aujourd'hui âgée de 33 ans. La tentative de viol aurait été commise dans les jardins de l'Hôtel de Ville à Rouen en mars 2006. Elle aurait fait suite à une rencontre par hasard de Nicolas Cocaign avec cette jeune femme.

Nicolas Cocaign l'intrigue par son tatouage sur une moitié du visage. Une mâchoire de tête de mort, des larmes et du sang qui coule. La jeune femme vit une période mystique, elle a récemment ressenti une révélation divine . La conversation s'engage. Selon la victime, Nicolas Cocaign l'a agressée sous la menace d'un taser, une arme produisant des décharges électriques.
L'accusé avait montré lors de son procès de 2010 un visage calme mais une personnalité psychotique et schizophrène habitée par des fantasmes sataniques et nécrophiles. Il a reconnu sa responsabilité dans le meurtre de son co-détenu le 3 janvier 2007 à la prison de Rouen mais il n'a pas reconnu d'acte de torture et de barbarie.(un poumon de la victime avait été arraché et cuisiné). Il n'a pas fait appel du verdict.
Nicolas Cocaign purge sa peine à la prison du Bois d'Arcy en région parisienne. Il reçoit un traitement médicamenteux et a un suivi psychiatrique très régulier.



