François Vaillant, 59 ans, n'accepte toujours pas d'avoir été condamné, en décembre dernier, à 300 euros d'amende pour avoir refusé de se soumettre, en 2006, à un prélèvement d'ADN.
Hier, il a contesté devant la cour d'appel de Rouen cette condamnation.
La cour s'est donné jusqu'au 12 janvier pour trancher la question.
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En 2006, François Vaillant faisait partie d'un collectif anti-pub, les "déboulonneurs".
Le militant, à l'occasion d'une action menée par ce collectif, barbouille un panneau publicitaire à Rouen.
La police l'arrête, et lui demande son ADN dans le but de le ficher.
Ce qu'il refuse.
François Vaillant a été condamné à 1 euro d'amende pour le barbouillage, et à 300 euros d'amende pour le refus de prélèvement d'ADN.
Il plaide coupable, mais refuse "d'être considéré comme un criminel ".
François Vaillant était accompagné hier d'un avocat spécialiste de ces questions de prélèvement d'ADN, et d'une généticienne.
Ce procès est en fait la contestation de la loi sur le fichier national des empreintes génétiques.
"Son fondement est dangereux pour les libertés fondamentales", plaide François Vaillant, car "nos segments génétiques permettent de repérer les populations en fonction, par exemple, de la couleur des cheveux ou encore les maladies génétiques".
L'avocat de François Vaillant met aussi en avant une question de " proportion" dans l'utilisation du fichier, et des limites à fixer sur la durée de conservation de ces prélèvement ADN.
Le procureur a réclammé la même peine qu'en décembre dernier, c'est à dire 300 euros d'amende.



