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Odeur de gaz : les enquêteurs à la recherche d’infractions au sein de l’usine Lubrizol de Rouen

Une enquête judiciaire s’ajoute à une enquête administrative pour déterminer les responsabilités de la fuite de Mercaptan de lundi  dernier

  • par R. Plumet avec AFP
  • Publié le 23/01/2013 | 16:01, mis à jour le 24/01/2013 | 12:09
© France 3 Haute-Normandie
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Infractions, négligence ou faute ?

Une enquête judiciaire visant à établir si des infractions ont été commises lors de l'incident qui a conduit au dégagement de mercaptan, lundi à l'usine de fabrication d'additifs pour lubrifiants Lubrizol de Rouen, a été ouverte mardi et confiée à la gendarmerie, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.
"Nous recherchons dans tout le spectre des infractions possibles celles qui auraient pu être commises dans cette entreprise, notamment dans le domaine du droit de l'environnement",  a indiqué à l'AFP Jean-François Bohnert, procureur de la République de Rouen.
Le champ des investigations couvre aussi bien une infraction potentielle à la législation sur les installations classées qu'une éventuelle mise en danger d'autrui.
Cette enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Rouen qui sera épaulée par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp).
Cette enquête judiciaire s'ajoute à l'enquête administrative annoncée mardi par la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, après une visite sur le site. "Il y a sans doute eu une négligence ou une faute qui a entraîné cette réaction chimique", a-t-elle déclaré mercredi matin sur Europe 1 sans s'avancer sur une éventuelle "erreur humaine ou faute technologique".
La ministre avait précisé mardi que l'enquête administrative devrait déterminer "l'origine" de la fuite et "établir les responsabilités de l'exploitant", une fois la cause de la pollution traitée.

 


Les explications avec Marc Moiroud et Bruno Belamri

 

Lubrizol: deux enquêtes sont ouvertes


Neutralisation 

Des opérations de neutralisation du mercaptan apparu lundi matin de manière "inattendue" dans un bac de fabrication d'un additif pour lubrifiants ont commencé dans la nuit de mardi à mercredi. Quelque 2 tonnes de produits sur les 36 contenues dans le bac avaient déjà été neutralisées mercredi  en début de matinée et la préfecture de la Seine-Maritime espérait qu'une douzaine d'autres le seront dans la journée.

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